France : Presque 60% des foyers français ne payent pas d'impôts. Les impôts 2017 en cinq chiffres

2018-08-05 22:58:58 - Imaginez une barque ou un trirème avec 10 ou 100 rameurs, et que seuls 4 sur 10 (et 40 rameurs sur 100 pour le trirème) qui rament. Imaginez la charge qui incombe à ces 40% !

Eh bien la France en est au même point : notre lecteur Spartacus a vu cet article dans la Croix, un journal bien nommé vu le sujet et il nous l'a résumé en 4 points:
 
Presque 60% de foyers non imposables (43% de foyers imposables, 16 sur 37 millions pour 77 milliards récoltés), ou: 57% de foyers non imposables à l'IR, 21 millions sur 37, signe d'un appauvrissement accéléré
Les contrôles fiscaux rapportent moins = nouveaux/anciens impôts pour compenser, lire ici Les Echos.
La TVA rapporte 200 milliards = on va basculer de moins d'IR mais vers plus de TVA payée par tous, de 21 à 25 à 30% après la banqueroute
 
370.000 demandes de remises sur la taxe d'habitation = la banqueroute va faire exploser la taxation immobilière et donc les expulsions/expropriations
 
Notre lecteur a raison de souligner que ces statistiques nous montrent surtout une accélération de l'appauvrissement des Français, remerciez les banques et les voleurs de Wall Street. 
 
Le bilan de la Direction générale des finances publique montre une légère hausse du taux de foyers imposables et une baisse sensible du montant des redressements fiscaux.
 
La direction générale des Finances publiques (Dgfip) a présenté mardi 17 juillet le bilan de son activité de l’année écoulée. L’occasion de faire le point sur quelques chiffres saillants de 2017 et sur les nouveautés à venir.
 
43,1 % de foyers imposables
 
Le chiffre est légèrement remonté par rapport à celui de 2016, où seuls 42,8 % de foyers étaient imposables à l’impôt sur le revenu. En 2017, sur les 37 889 181 foyers fiscaux, seuls 16 344 784 ont acquitté un impôt sur le revenu.
 
Légèrement plus nombreux, les ménages imposables ont aussi payé davantage, les recettes de l’impôt sur le revenu grimpant d’un milliard d’euros pour atteindre 77,6 milliards en 2017. Alors qu’approche la mise en place du prélèvement à la source, en 2019, le changement promet d’être particulièrement sensible pour les quelque 40 % de contribuables qui n’ont pas déjà opté pour la mensualisation.
 
5 milliards pour le dernier ISF
 
Le gouvernement ayant décidé la suppression de l’ISF en 2018, le millésime 2017 a été le dernier. Cet impôt qui a fait couler tant d’encre a concerné l’année dernière 359 198 foyers et rapporté 5,06 milliards d’euros, soit à peu de chose près le même montant qu’en 2016.
 
La suite, c’est-à-dire la mise en place de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) demeure en revanche plus floue. Le gouvernement avait prédit que l’IFI concernerait 150 000 foyers pour un rendement de 850 millions d’euros. Un mois après la date limite de dépôt des déclarations pour les contribuables concernés, la Dgfip assure qu’il est trop tôt pour voir si ces prévisions sont en passe de se vérifier.
 
Le résultat du contrôle fiscal décline. Le total des fraudes détectées, impôts et pénalités, a atteint 17,9 milliards d’euros en 2017, contre 19,5 milliards en 2016 et plus de 21 milliards en 2017. Ces variations s’expliquent en partie par l’extinction progressive de la cellule de régularisation mise en place pour accueillir les fraudeurs repentis. Elles tiennent aussi au fait que le résultat final reste très dépendant de « quelques opérations, notamment sur les plus grandes entreprises », explique Bruno Parent, le patron de la Dgfip.
 
200,2 milliards de TVA
 
C’est fait : les recettes de TVA ont franchi la barre des 200 milliards d’euros. C’est 10 milliards de plus que l’année précédente. Cette nouvelle progression confirme la place de la TVA comme premier outil pour remplir les caisses de Bercy. Loin devant l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les sociétés (64 milliards), la taxe d’habitation (22 milliards) les taxes foncières (41 milliards), ou les droits d’enregistrement sur les donations, les successions ou les ventes immobilières (34 milliards).
 
370 399 demandes de remises sur la taxe habitation.
 
Comme les années précédentes, c’est la taxe d’habitation qui a généré le plus de demande de « remises gracieuses » de la part de contribuables sollicitant un étalement ou une minoration des sommes à payer. Avec plus de 370 000 demandes, l’année 2017 connaît toutefois un recul par rapport à 2016 et surtout à 2015, lorsque le chômage était au plus haut. Ces difficultés à payer la taxe d’habitation devraient diminuer plus fortement encore à l’avenir, le gouvernement ayant décidé la suppression progressive de cet impôt à partir de cette année.
 
Mathieu Castagnet - la-croix.com  

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