France : Le ministre de l'intérieur, Bruno Le Roux, a employé ses filles à l'Assemblée lorsqu'elles étaient lycéennes, révèle Quotidien

2017-03-20 22:27:55 - Entre 2009 et 2016, ses deux filles ont cumulé chacune 14 et 10 CDD pour un montant total de 55.000 euros.

POLITIQUE - Le premier ministre évoque des "contrats ponctuels". Bruno Le Roux a embauché ses deux filles à l'Assemblée nationale entre 2009 et 2016, alors qu'elles étaient lycéennes puis étudiantes, rapporte ce lundi 20 mars "Quotidien".
 
Au total, elles ont cumulé chacune 14 et 10 CDD pour un montant de 55.000 euros. "Chacune des filles commence à travailler à l'Assemblée nationale pendant ses années lycées, à l'âge de 16 ans", détaille "Quotidien". "Tous les contrats ont bien évidemment été établis en respectant les âges permettant de travailler, en lien avec les services de l'Assemblée nationale (possibilité de travailler dès 14 ans pendant les congés scolaires)", rétorque de son côté le premier ministre...
 
Ce dernier assume complètement avoir fait travailler ses filles si jeunes. "Pour faire un boulot d'été, oui. (...) Pas d'amalgame [avec l'affaire Fillon]. (...) On parle d'un boulot d'été auprès d'un parlementaire. Et quand il faut faire du classement, quand il faut faire un certain nombre de tâches parlementaires, je trouve que c'est une bonne école de faire ça", justifie-t-il devant les caméras de "Quotidien".
 
Des contrats suspects?
 
En fouillant dans les contrats, les journalistes de "Quotidien" ont relevé deux cas suspects. Le premier concerne le contrat signé par la fille aînée, entre le 10 juin au 09 septembre 2013. Problème, sur cette période, l'intéressée était en stage à temps plein chez Yves Rocher à Tournai en Belgique. Autre curiosité, le contrat à temps plein signé par la benjamine du 20 avril au 22 mai 2015. "Or elle était aussi scolarisée en classe préparatoire au Lycée Jacques Decour à Paris avec seulement 2 semaines de vacances", explique "Quotidien".
 
Sur ces deux cas, le cabinet du ministre de l'Intérieur a apporté des justifications. Concernant l'aînée, "la mission a pu être effectuée en horaires renforcés les premières semaines puis s'est poursuivie en plus du temps universitaire les semaines qui ont suivi jusqu'à ce que la mission confiée ait été réalisée".
 
Pour ce qui est de la benjamine, il s'agissait de "contrats ponctuels [qui] n'impliquaient pas forcément une présence physique à l'Assemblée nationale mais concernaient des missions qui pouvaient être également effectuées en circonscription ou à distance".
 
huffingtonpost.fr

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